L'Allemagne abandonne le SCAF, l'avion de combat du futur. Rafik Smati rappelle que Dassault répétait depuis des années qu'un tel avion ne se conçoit pas par cogestion technocratique : que de temps perdu.
L’Allemagne abandonne le SCAF, l’avion de combat du futur qu’elle devait construire avec la France. Que de temps perdu !
Depuis des années, Dassault répète qu’un avion de combat de nouvelle génération ne peut pas se concevoir par cogestion technocratique.
Depuis des années, les responsables politiques lui imposent de le construire à deux, accrochés au mythe d’un couple franco-allemand qui n’existe plus.
Cette vision hors-sol et dogmatique vient de se fracasser sur le réel.
Eric Trappier, le patron de Dassault, l’avait pourtant résumé d’une formule. À ceux qui rêvaient d’un avion construit à plusieurs, il rappelait : « Le Rafale, on l’a fait tout seul. L’Eurofighter, ils l’ont fait à quatre. » D’un côté, un avion conçu sous l’autorité d’un maître d’œuvre unique. De l’autre, un programme piloté par des compromis permanents entre États et industriels, modèle qui ne correspond pas à l’exigence d’agilité et de vitesse qu’impose le 21ème siècle.
Le résultat est désormais sous nos yeux : le Rafale est un succès industriel mondial, et le SCAF est mort.
Il fallait faire confiance à notre fleuron industriel, qui avait une vision, plutôt qu’à la fiction technocratique d’une Europe des comités.
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