187 milliards d'euros d'« aides aux entreprises », selon le Haut-Commissariat au Plan. Rafik Smati démonte le chiffre : des béquilles pour compenser les cotisations et les impôts de production les plus lourds du monde développé.
Et voilà qu’on relance une énième fois cette année le débat sur les soi-disant « aides aux entreprises ». Cette fois, c’est le Haut-Commissariat au Plan qui avance le chiffre de 187 milliards d’euros par an.
Mais combien de ces « aides » sont en réalité des béquilles destinées à compenser un système qui étouffe ceux qui produisent ?
Petit rappel :
1) Les entreprises françaises supportent les cotisations sociales sur les salaires les plus élevées du monde : près de 45%, contre environ 20% en Allemagne et 15% au Royaume-Uni. Conséquence ? Un coût du travail exorbitant pour l’entreprise, et un salaire net décevant pour le salarié. Personne n’y gagne.
2) Les impôts de production représentent 4,5% du PIB en France, contre 0,9% en Allemagne. Ils frappent les entreprises avant même qu’elles aient réalisé le moindre bénéfice. C’est une aberration économique qui affaiblit notre industrie et détruit des emplois.
Le vrai scandale n’est donc pas le montant des « aides ». Le vrai scandale est d’avoir créé un système si confiscatoire qu’il faut ensuite inventer des centaines de dispositifs pour rendre, au compte-gouttes, une partie de ce que l’État a d’abord prélevé.
Tant qu’on regardera les béquilles au lieu de soigner la fracture, on passera à côté du vrai débat.
Je le dis et je le répèterai autant que nécessaire : les entreprises françaises n’ont pas besoin d’aides. Elles ont besoin de moins de prélèvements, de moins de complexité et de davantage de liberté pour produire, investir et préparer l’avenir.