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Pourquoi l’Europe ne peut plus se passer de l’énergie nucléaire…

Ursula von der Leyen dit s’être « trompée » sur le nucléaire européen. Dix ans après. Dix ans !!!

Certes, on peut se tromper, et je suis le premier à défendre le droit à l’erreur. C’est d’ailleurs le quotidien de tout entrepreneur. Mais ce droit à l’erreur doit avoir une contrepartie non négociable : l’agilité et la capacité à se remettre en question. En d’autres termes, on prend une décision, on observe, et si on fait fausse route, on pivote immédiatement. On corrige. On assume. Tout de suite. Pas dix ans plus tard.

Ici, on a fait l’exact opposé. On a regardé une filière d’excellence mondiale s’effondrer en connaissance de cause. On a tué SuperPhénix, qui nous mettait en pole position mondiale sur les surgénérateurs. On a liquidé le programme Astrid. On a eu un Président prêt à fermer 14 réacteurs… avant de commander des EPR dont le premier ne sortira pas de terre avant… 2038 !

Ceci n’est pas une erreur de gestion. C’est du sabotage industriel.

Quand il faut dix ans pour admettre l’évidence, après avoir ruiné un avantage stratégique construit sur des décennies, ça ne s’appelle pas un « mea culpa. » Ça s’appelle une faute lourde.

Et affirmer comme le fait la présidente de la Commission européenne « j’assume mon erreur, donc circulez il n’y a rien à voir » quand les factures des citoyens ont explosé et que nos industries ont perdu leur souveraineté énergétique, c’est une insulte à ceux qui font tourner l’économie réelle.

La politique énergétique européenne ne manque pas de stratèges. Elle manque de responsables qui paient le prix de leurs décisions.

Le droit à l’erreur est devenu un luxe de technocrates payés avec l’argent des autres.

Rafik Smati

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