Débat chez Apolline de Malherbe sur BFMTV, face au député RN Franck Allisio, sur le programme économique du Rassemblement national.
J’y ai dit ce que je crois profondément : ce programme, c’est du vide emballé dans du papier cadeau.
Des dépenses bien réelles, financées par des recettes virtuelles : la fraude, la suppression de quelques agences, une renégociation avec Bruxelles…
Il manque au moins 100 milliards d’euros par an à la France. Pas pour investir. Juste pour équilibrer ses comptes. Et face à de tels ordres de grandeur, les artifices comptables ne suffisent plus.
Car prétendre redresser nos finances sans toucher au premier poste de dépense publique, les retraites et leurs 380 milliards par an, c’est refuser de regarder la réalité en face. De la démagogie, ou de l’incompétence.
Enfin, créer un impôt sur la fortune financière au moment où le monde entier se bat pour attirer les capitaux, ce n’est pas protéger la France. C’est marquer un but contre notre camp.
Le RN défend un État « stratège », interventionniste, qui décide de tout. Pour ma part, je crois au contraire à la liberté, au capital, qui n’est pas un vilain mot, et à l’initiative individuelle.
Et surtout, je suis convaincu d’une chose : la France de 2050 sera bâtie par les ingénieurs et les entrepreneurs. Pas par les technocrates.
Rafik Smati
