Rafik Smati a testé GPT-6 Astra : l'intelligence artificielle générale n'est plus une abstraction. Pendant ce temps, la campagne présidentielle débat de la retraite à 60 ans et de la taxation des riches. Le monde invente l'avenir, la France rejoue 1981.
Je viens de tester GPT-6 Astra, la nouvelle IA d’OpenAI. Quel vertige ! Je crois que l’humanité est en train de franchir un seuil : l’intelligence artificielle générale, celle qui surpasse l’humain sur presque toutes les tâches, n’est plus une abstraction lointaine. Elle est à nos portes.
Puis j’ai allumé la télévision : retraite à 60 ans, taxation des riches, interdiction du voile… Les mêmes polémiques, encore et toujours.
Et là, j’ai eu honte. Honte de nos débats médiocres et surréalistes, à des années-lumière de la seule question qui devrait nous obséder : la France sera-t-elle un acteur majeur du monde qui s’ouvre, ou sera-t-elle reléguée au rang de vieille gloire du siècle dernier ?
Nous avons encore le choix. Mais il est minuit moins cinq.