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Faut-il patron à l’Élysée en 2027 ?

Intervention sur LCI chez David Doukhan

Faut-il un entrepreneur à l’Élysée en 2027 ? Pourquoi pas ! Mais au-delà de l’incarnation, le plus important à mes yeux est que les valeurs de l’entrepreneur s’emparent enfin du plus haut sommet de l’État.

Car là où la politique s’essouffle, l’esprit d’entreprise libère.

L’entrepreneuriat, c’est en effet d’abord l’obsession du temps long. C’est l’audace du risque quand d’autres cherchent la protection permanente. C’est la capacité de pivoter, d’innover, de se remettre en cause quand le réel contredit les certitudes. Tout l’inverse d’une politique prisonnière du présent et des sondages, paralysée par un principe de précaution devenu trop souvent l’alibi de l’immobilisme.

Pendant que le monde accélère, notre appareil d’État s’alourdit. Protégé par une muraille de normes, il confond stabilité et inertie. Or diriger, ce n’est pas administrer le déclin : c’est oser la rupture.

Mais attention à ne pas confondre les rôles. Un Président n’est pas un simple gestionnaire de bilan. La France n’a pas besoin d’un PDG à l’Élysée, elle a besoin d’un chef qui a la nation dans les tripes.

Le rôle du Président est d’embrasser l’histoire et de garantir les trente prochaines années, tandis que le Premier ministre doit avoir les mains dans le cambouis pour mener les réformes de fond.

De Napoléon à De Gaulle, les grands bâtisseurs n’étaient pas des techniciens de l’administration, mais des visionnaires capables de redonner de l’autorité et du souffle au pays. En 2027, le critère cardinal ne sera pas le CV, mais l’obsession du temps long et le courage de la continuité historique.

Il est temps de retrouver un État qui décide, qui ose et qui voit loin.

Rafik Smati

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