Tribune

« 2026, la fin de l’ancien temps » – Les vœux 2026 de Rafik Smati

2026 sera une année d’accélération.

Dans quelques années à peine, nous regarderons cette période comme on regarde aujourd’hui un autre âge. Nous parlerons de « l’ancien temps » pour évoquer ce monde d’avant l’IA omniprésente, d’avant l’automatisation généralisée, d’avant cette nouvelle frontière du possible.

Pour la France et pour l’Europe, cette accélération est un défi historique. Elle peut être subie ou choisie. Elle peut nous réduire à des spectateurs ou nous permettre de redevenir des acteurs du monde qui vient.

Mais pour pouvoir embrasser cette accélération sans s’y perdre, il faut savoir cultiver son jardin intérieur. Aussi, pour 2026, je vous souhaite d’avoir l’audace de ralentir.

Je vous souhaite de redécouvrir la vertu de l’ennui. De contempler ce qui ne change pas. D’écouter le silence, de marcher sans but et de cultiver les connexions humaines, les vraies. De renouer avec le temps long. Je vous souhaite de ralentir non pas pour contrer l’accélération, mais pour pouvoir mieux l’épouser.

Car « le Nouveau Temps » qui s’ouvre pour la France et l’Europe ne se décrétera pas par des normes, des règlements ou des slogans. Il se construira par des femmes et des hommes capables de tenir la vitesse du monde sans renoncer à leur liberté, à leur discernement et à leur sens des responsabilités.

C’est paradoxal, mais c’est dans la lenteur que nous trouverons la clarté nécessaire pour embrasser la vitesse.

En 2026, soyons à la hauteur de notre temps, soyons à la hauteur du Nouveau Temps.
En 2026, soyons libres.

Bonne année à vous.

Rafik Smati

1 commentaire :

  1. Chiarde Marc dit:

    Merci pour vos vœux, Rafik Smati, et pour cette méditation sur la lenteur choisie. Elle résonne profondément. Vous rappelez que l’ère de l’IA n’appellera pas seulement de la technique, mais une qualité intérieure : la capacité de rester libres et lucides dans un monde qui accélère.
    Votre réflexion me touche d’autant plus qu’elle rejoint un projet que j’avais porté il y a près de trente ans : « Praxis ». L’idée était simple et concrète : repérer de jeunes dotés d’une forte niaque, cette énergie déterminante qui donne de l’élan à une idée, les préparer sérieusement dans un processus solide, puis les associer à des entreprises prêtes à se diversifier ou à sécuriser leurs chaînes de valeur. C’était une façon d’engendrer des activités nouvelles, d’ancrer du productif, de créer de la richesse plutôt que d’en commenter l’absence.
    Aujourd’hui, avec les bouleversements que vous évoquez, ce type de passerelle me paraît plus nécessaire que jamais. Le « Nouveau Temps » ne se construira pas seulement par des algorithmes, mais par des alliances humaines, par des volontés qui s’additionnent.
    Je vous adresse à mon tour mes vœux pour 2026 : qu’elle soit une année de discernement, mais aussi de redressement créatif, fidèle à ce que notre pays peut encore accomplir quand il ose.
    ps : je suis tout à fait disposé, si vous le souhaitez, à vous communiquer plus amplement les détails de ce projet sur lequel j’ai travaillé 3 ans en tant que chargé de mission au ministère du Travail, dans les années 90.

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